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La peinture italienne entre 1570 et 1620: images dévotes et sentiments religieux

Publié le 24/04/2018 à 19:18

A l’orée du 17e siècle, l’art pictural italien se cherche de nouveaux langages plus en conformité avec l’esprit de la Contre-Réforme. Une floraison de styles, soucieux de stimuler la piété des fidèles, se fait jour. La peinture religieuse en Italie sacrifie désormais, au nom de l’efficacité, les complexités intellectuelles d’antan.

 

A l’orée du 17e siècle, presque vingt ans après le Concile de Trente (1545-1563), l’art pictural italien se cherche de nouveaux langages plus en conformité avec l’esprit de la Contre-Réforme. Alors que la veine inventive du maniérisme s’épuise avec l’art des Toscans romanisés (Rome, fresques de l’église San Marcello al Corso et de l’oratoire de Santa Lucia del Gonfalone, 1570-1590), une floraison de styles, soucieux de stimuler la piété des fidèles, se fait jour (le Baroche, Rubens, les Carracci, le Caravage, les Lombards du Milan de Charles et Frédéric Borromée). La distance volontairement instaurée entre le spectateur et les images sophistiquées des héritiers de Michel-Ange s’estompe peu à peu laissant place à des œuvres d’une compréhension plus directe. L’art religieux italien, faisant le choix de la vraisemblance et de l’impact émotionnel immédiat, sacrifie désormais, au nom de l’efficacité, les complexités intellectuelles d’antan.

 

Anne Rivoallan, conférencière diplômée de l’Ecole Pratique des Hautes Etudes

Anne Rivoallan a débuté ses études à l’Université Rennes 2 Haute Bretagne. Après y avoir obtenu une Maîtrise et un DEA, elle entreprend en Italie des recherches pour une thèse de doctorat en histoire de l’art. Boursière du Gouvernement Italien puis de l’École Française de Rome dans un premier temps, elle est lauréate du concours d’entrée à l’Académie de France à Rome (Villa Médicis). Sa thèse, « Gênes et Rome 1590-1650 : pratiques culturelles et échanges artistiques », a été soutenue à Paris, en 2013, sous la direction du Professeur Michel Hochmann, à l’École Pratique des Hautes Etudes. Anne Rivoallan est également l’auteure de publications sur l’art italien du 16e au 18e siècle. Elle vit actuellement dans Le Trégor.

 

La conférence est organisée par le Club Soroptimist de Lannion

Le SOROPTIMIST INTERNATIONAL (S.I), est une organisation mondiale de femmes engagées dans les affaires et la vie professionnelle. ONG internationale, de statut associatif, elles représentent « Une voix universelle pour les femmes », et agissent en vue de réaliser leurs buts au niveau local, national et international. Ces femmes initient et/ou soutiennent des projets qui ont pour but d’améliorer la vie des femmes et des enfants partout dans le monde. Cela va, du soutien aux femmes à acquérir leur autonomie financière et à accéder au leadership, de la lutte contre toutes les formes de violences à l’égard des femmes, de l'aide à l’éducation au développement durable sur la question de l'eau, de l’encouragement aux apprentissages, aux contributions aux grandes causes de santé publique. Des actions sont financées via des associations locales ou via des projets issus de leur ONG.

Elles interviennent aussi directement notamment à travers des bourses pour soutenir des femmes dans leurs études ou en reconversion professionnelle.

Il existe 3000 clubs au monde soit 76.000 membres. En France, il y a 118 clubs en métropole et outre-mer, soit 2600 membres. En Bretagne, il existe 4 clubs à Lannion, Lorient-Quimperlé, Rennes et  Vannes. www.soroptimist.fr

     

Les bénéfices de cette soirée culturelle seront intégralement reversés pour l’aide à la reconversion professionnelle des femmes. Entrée : 10€

 

ØPour tous renseignements : lannion@soroptimist.fr ou 06.86.82.13.10

 

 

 

 

 

 

 

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